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 [Technologie] 3 articles sur le lancement de la Tag Heuer Connectée

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Romain 103st
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MessageSujet: [Technologie] 3 articles sur le lancement de la Tag Heuer Connectée   Sam 14 Nov - 13:20

Tag Heuer lance sa montre connectée à 1500 dollars a écrit:
Après des mois d’un suspense savamment entretenu, la marque du groupe LVMH a présenté lundi sa smartwatch devant des centaines de journalistes à New York. L’écran de la Carrera Connected est digital et tactile, mais «il faut pouvoir la confondre avec une montre de luxe», assène Jean-Claude Biver

C’est la fin d’un marathon couru à la vitesse d’un sprint entre La Chaux-de-Fonds et la Californie. Après dix-huit mois d’un suspense savamment entretenu, et douze mois après les débuts de sa collaboration avec Intel et Google, Tag Heuer a présenté lundi sa montre connectée.

A New York, au 24e étage de la tour LVMH, près de Madison Avenue, au siège américain du groupe de luxe français, des centaines de journalistes du monde entier ont été invités à découvrir la “Carrera Connected”. “Nous célébrons le mariage industriel entre la vallée horlogère et la Sillicon Valley, s’est enthousiasmé Jean-Claude Biver. C’est une étape importante pour Tag Heuer, mais aussi pour tout l’horlogerie suisse”.



Chose rare, le patron d’Intel, Brian Krzanich, et celui de LVMH, Bernard Arnault étaient eux aussi présents pour ce lancement: “Cette montre est une très bonne illustration de ce que sait faire le groupe en termes de créativité et de qualité, a expliqué le milliardaire français, saluant au passage la “persévérance, l’obstination même”, de Tag Heuer dans un projet auquel la concurrence ne semblait pas croire.

Après LG, Motorola ou l’horloger Fossil, la marque de La Chaux-de-Fonds est la septième entreprise à lancer une montre basée sur l’univers Android Wear, le système d’exploitation de Google pour les objets connectés (lire ci-contre). Est-ce-elle, la vraie concurrente de l’Apple Watch? En termes de fonctionnalités, Jean-Claude Biver n'hésite pas à la comparer à la montre du géant californien. Sur la question des ventes, le patron du pôle horloger du groupe LVMH ne donne pas d’objectifs chiffrés, mais ne s’attend pas à en vendre des millions. “Plus Apple en vendra, plus nous en vendrons, lance-t-il néanmoins. Ils nous ont ouvert la voie”.

Lire aussi: «Android Wear, le futur standard de la montre connectée?»

Des milliers d'applications, une journée d'autonomie

Cette smartwatch de 46 mm de diamètre a un boîtier en titane et un bracelet en caoutchouc. Elle est largement inspirée du modèle à succès Carrera - une version féminine est prévue “rapidement”. A la grande différence près que son écran est digital et tactile. «Dès le départ, s'explique Jean-Claude Biver, nous savions que nous étions condamnés à opter pour un écran digital. C’est une question de conception et de lisibilité. Si vous voulez consulter la bourse, les nouvelles, la météo, un petit trou dans le cadran n’est pas suffisant.»

La montre, vendue 1500 dollars, comprend un grand cadran (modifiable, tel le fonds d'écran d'un smartphone), ainsi que trois petits compteurs, placés à 6, 9 et 12 heures. Chacun d'entre eux affichent, à choix, la distance parcourue par l’utilisateur, le rythme de son pouls, un chronomètre traditionnel, des messages, un itinéraire (Google Maps) ou encore des résultats sportifs. Une pression sur l’un deux permet de l’agrandir de l'afficher en plein écran sur le cadran.

Une poignée d'applications estampillées Tag Heuer est livrée avec la montre. Mais il y en a des milliers d'autres téléchargeables sur Android Wear, assure Google. Equipée d'un micro permettant de communiquer avec elle (via Google Voice Control), cette smartwatch dispose de 4Go de mémoire et peut se connecter par les flux audio, le Bluetooth ou le Wifi. Autre caractéristique qui devrait alimenter le débat parmi les spécialistes: la montre a une autonomie d'une journée.

Un téléphone au poignet? En aucun cas, répond Jean-Claude Biver. “Elle ressemble à une Carrera. A un mètre, personne ne voit la différence». Et c'est là l'essentiel. “Il faut pouvoir la confondre avec une vraie montre de luxe suisse. Ce serait terrible si ce n’était pas le cas».

Une chaîne de montage d’Intel en Suisse?

Cette montre est bien suisse. Mais elle n'est pas «swiss made». Sur la lunette de la Connected Watch, on peut y lire “swiss engineered”. Soit “conçue en Suisse”, et non pas “faite en Suisse”. Car le mouvement, en l’occurence le microprocesseur, n’est pas fabriqué en Suisse, puisque développé par Intel. Une distinction légale qui ne chagrine pas Jean-Claude Biver. «C’est un autre métier, personne ne s’attend à ce qu’un microprocesseur soit “swiss made”».

L'an dernier, lorsque Tag Heuer annonçait son partenariat avec Google et Intel, certains professionnels de la branche s’étaient immédiatement inquiétés: Jean-Claude Biver était-il entrain de faire entrer le loup dans la bergerie? Ces géants américains à la puissance commerciale inégalée n’allaient-ils pas en profiter pour s'accaparer le savoir-faire suisse en matière de mécanique et/ou de design horloger?

De réponse définitive, il n’y en a pas (encore) eue. Mais Peter Stas, le patron de la marque genevoise Frédérique Constant, lui aussi allié à une entreprise américaine pour sa smartwatch, se veut rassurant. Les enjeux du luxe sont trop étrangers à ces multinationales du web , disait-il dans nos colonnes en juin dernier. Ce sont plutôt elles qui devraient se méfier de la capacité des Suisses à devenir des spécialistes de l'informatique. D’ailleurs, Jean-Claude Biver a laissé entendre qu’au printemps 2016, Intel pourrait installer une antenne à La Chaux-de-fonds, afin d’y assembler les microprocesseurs destinés à la montre de Tag Heuer.

Obsolescence assumée

A défaut un géant des logiciels ou un fabricant de produits multimédia, la marque chaux-de-fonnière a tout cas déjà saisi de l'un des enjeux majeurs de ce secteur: l'obsolescence. A l'échéance des deux ans de garantie, il est possible, moyennant 1500 dollars supplémentaires, d'échanger la montre connectée contre une Carrera mécanique. «On assume la courte durée de vie de ce genre de produits. On ne peut pas cacher cette réalité, tout le monde en est conscient, justifie Jean-Claude Biver. Des mises à jour de logiciels sont certes réalisables, mais certaines améliorations, une caméra par exemple, nécessiterait une nouvelle montre. Dans ce domaine, tout va trop vite, trop loin».
source : http://www.letemps.ch/economie/2015/11/09/tag-heuer-lance-montre-connectee-1500-dollars

Comment Jean-Claude Biver a réussi son coup a écrit:
Comment Jean-Claude Biver a réussi son coup

TAG Heuer du groupe LVMH a lancé lundi sur sol américain la Carrera Connected. L’horlogerie traditionnelle répond à l’attaque des montres connectées pour ne pas perdre sa clientèle plus jeune. Chronique

Cette semaine, l'empire a contre-attaqué. Ou plutôt l'horlogerie suisse - la première dans le luxe - a enfin apporté sa contribution au plus haut niveau dans le domaine des montres connectées. Apple qui tente d'occuper des millions de poignets dans le monde entier avec sa smartwatch devait s'attendre à la réplique d'une maison capable d'aligner les munitions pour faire face. Alors que l'on spéculait depuis des mois sur le fait que Swatch Group se lancerait dans la bataille avec Tissot, et une évolution marquante de sa T-Touch, c'est finalement TAG Heuer du groupe LVMH qui s'est profilé.

Jean-Claude Biver avait annoncé au printemps un partenariat inédit de la manufacture basée à La Chaux-de-Fonds avec Intel et Google. Il s'est concrétisé lundi avec le lancement sur sol américain, tout un symbole, de la Carrera Connected. L'évènement a connu un retentissement exceptionnel, avec plus de 950 millions de contacts établis via les médias, sociaux notamment. Et la montre s'échange déjà à 2500 dollars sur eBay, alors que les quelques magasins américains approvisionnés en début de semaine la proposaient à 1500 dollars.

C'est un investissement important pour TAG (on parle de plus de 30 millions de francs) mais surtout un véritable changement de paradigme pour l'horlogerie. "Horlogerie", c'est le mot qui fâche ceux qui ne voient dans la montre connectée qu'un "wearable", un gadget, n'ayant rien à voir avec les garde-temps traditionnels. Peu importe, au final. Les montres connectées n'ont certes pas grand chose à voir avec la technologie d'une belle mécanique. Mais elles séduisent un segment de clientèle plus jeune, avide de nouveautés, qui sera définitivement perdu pour les acteurs historiques s'ils ne proposent pas autre chose que des bêtes montres à quartz dans le domaine du luxe accessible.

L'autre rupture tient dans la disparition du "swiss made" sur la Carrera de TAG Heuer qui laisse place à la mention "swiss enginereed". Il est en effet impossible de construire cette dernière sans le microprocesseur d'Intel et le système d'exploitation Android de Google, les deux permettant que la montre soit véritablement connectée. Parce qu'une technologie n'est pas construite en Suisse fallait-il laisser le champ libre à Apple et autres Samsung avec leurs smartwatches? Jean-Claude Biver a apporté la parfaite réponse à cette question
source : http://www.letemps.ch/lifestyle/2015/11/13/jean-claude-biver-reussi-coup

Android Wear, le futur standard de la montre connectée? a écrit:
Lancé en 2013, Android Wear détenait 12% du marché des montres connectées avant l’arrivée de l’Apple Watch

Android Wear devrait s’imposer comme le futur standard pour les montres connectées. Dans une étude réalisée en avril, Smartwatch Group compare les systèmes d’exploitation des deux concurrents californiens que sont Google et Apple. D’après Pascal Koenig, le fondateur du cabinet d’analyse zurichois, Android Wear va bénéficier du fait que 80% des smartphones dans le monde fonctionnent sous Android. Et, puisque les deux univers sont «fortement connectés, les développeurs d’applications peuvent aisément proposer des extensions pour les montres», indique-t-il. Un bémol, toutefois. Les blocages dont Google fait l’objet en Chine, «un marché clé pour les montres connectées».

L’OS Watch d’Apple, de son côté, a une caractéristique qui le sert et le dessert à la fois, poursuit le spécialiste. Son écosystème fermé et totalement contrôlé lui permet certes d’être plus consistant, viable et multi-écran. En revanche, cela limite fortement l’éventail de produits pouvant fonctionner avec cet univers, sachant que le choix d’une montre «est très personnel, aussi bien que celui d’un téléphone portable». C’est sans doute pour cette raison qu’Apple propose une aussi grande variété de modèles, conclut le patron de Smartwatch Group.

Lancé en 2013, Android Wear détenait 12% du marché des montres connectées avant l’arrivée de l’Apple Watch. Et, en dépit de cette concurrence, Smartwatch Group s’attend à ce que la part du système d’exploitation de Google atteigne 55% en 2020, contre une vingtaine de pour-cent pour celui d’Apple.
source : http://www.letemps.ch/economie/2015/11/09/android-wear-futur-standard-montre-connectee
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